La source grise

lundi 20 janvier 2014

Incohérences

"Le social occupe une part importante dans le Yoonu Yokuté" selon les nouveaux dirigeants qui réclament avec beaucoup de fierté l'instauration de la politique de "santé pour tous" et de "la bourse sociale". Même si ces politiques ne sont encore que des concepts abstraits, nous saluons l'idée. La réduction du train de vie de l'Etat est aussi à saluer de même que la mise en place de l'OFNAC qui devrait auditer les procédures entre les services du trésor et de la finance quant au règlement des factures de l'Etat. Ce qui sonne quant même comme incohérence dans les actions de l'Etat c'est le fait de défendre mordicus l'augmentation des frais d'inscription des étudiants, quitte à menacer de fermeture certaines facultés alors que par ailleurs Il efface l'ardoise fiscale de sociétés privées. Est-ce que dans la loi fondamentale du Sénégal, une part spécifique a été donnée aux entreprises de presse? Pourquoi une telle exonération en sus des aides à la presse? S"agit-il d'un nivellement par le bas pour épargner certaines entreprises? car on le sait il y a des maisons qui ont dit tout haut qu'elles ne sont pas demandeuses et d'autres qui disent qu'elles ne doivent rien à l'Etat. S'agit-il d'une main tendue à la presse pour un traitement favorable de l'information gouvernementale avant les élections locales? Pendant qu'on parle de bonne gouvernance, avec un ministre "journaliste" de la bonne gouvernance, une telle corruption, la plus grande, officialisée par décret n'honore pas le Sénégal et sonne faux par rapport aux prêches du gouvernement qui se réclame de rupture et de farouche opposant à la corruption, à la concussion et au détournement de deniers publics. Quant à la presse, donneuse de leçon en permanence, même si une telle mesure soulage certaine maison, pour sa crédibilité, elle devrait décliner une telle offre et assumer ses responsabilités d'entrepreneur. Elle doit savoir que c'est l'argent du peuple qui lui est offerte et ça ressemble très fort à la médiation pénale prônée par le Président. Eh oui, j'efface votre ardoise et vous me foutez la paix exactement comme si on dirait à un délinquant financier de restituer la moitié de son butin. Vous êtes juges ici bas mais Dieu l'est SEUL au de-là.

mardi 7 janvier 2014

Ma rupture

La rupture devrait être traduite par : La promotion de la société civile pour l’implication des citoyens : il n’en est rien et pire les responsables de la société civile se sont rangés derrière les politiciens pour ne pas dire le pouvoir. Revalorisation du mérite : il n’en est non plus rien car tous ceux qui sont élus n’ont reçu qu’une récompense politique, un partage de Gâteau. Les couleurs sont très importantes dans le choix des Ministres, directeurs et Chefs d’agence. Une justice indépendante : il n’en est aussi rien, la traque des biens mal acquis est une initiative appréciée par tous les sénégalais qui avait envie de voir enfin la justice sanctionnait des politiciens véreux ayant joué avec les deniers publics. Elle s’est traduite par une simple et dégoutante vengeance institutionnelle et s’est limitée à un cercle restreint. Neuf enfants talibés sont morts et tout le pays, les politiciens en tête, s’est offusqué des circonstances de ce calvaire, le Président a dit haut et fort que les fautifs seront sanctionnés, aussitôt la justice a convoqué les « Mar-à-bout » pour les entendre. Faut-il une déclaration du Président pour une telle démarche ? Mais le pire c’est que ces marabouts, parait-il proche de la famille omarienne et soutenus par le lobby des enseignants arabes, sont devenus libres de toute poursuite après la rencontre des religieux avec le Président de la République. Par ailleurs, M Barthelemi Diaz qui a affirmé avoir tiré et qui a prié les familles des nervis d’aller ramasser leur mort, a fait l’objet d’une détention préventive mais avant sa libération il a été porté 4ème sur la liste des candidats de la mouvance présidentielle aux élections législatives et depuis lors, l’enquête est enterrée et le monsieur s’est tu comme si une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de sa tête. Bouna Ndofféne Diouf a été dévalisé de 20 millions, son chauffeur écroué et accusé de vol point final, M D Ba, douanier a déclaré le vol de 150 millions, il a été démis de ses fonctions et a reçu la DE (demande d’explication) de la CREI. Pourtant que ce soit 20 ou 150, c’est l’origine qui nous intéresse mais c’est sans compter avec le lobby des politiciens. En effet, Bouna est un Ministre conseil donc proche du Président mais M Ba, le pauvre est un simple fonctionnaire qui ne fait pas de la politique mais aussi est titulaire d’un poste convoité. Parait-il que Sidy est extirpé de la justice grâce à l'intervention d'un khalif!
Patrie avant le parti, un slogan très significatif de la rupture dans un contexte où Me Wade vient d’être sanctionné à cause de ses ambitions de porter son fils au perchoir de la république. Macky en jeune homme n’a certes pas de fils qui peut postuler mais sa famille africaine (oncles, tantes, neveux, nièces, leurs conjoints et leurs belles familles ainsi que sa propre belle-famille avec les mêmes ramifications) s’est vite accaparée de postes stratégiques, de biens immobiliers, de pouvoir politique, etc. Transparence faisait partie des attentes de la population dans la gestions des affaires publiques mais hélas, il parait que ça ralenti la cadence mais ceux qui le disent ont oublié de nous souligner que les procédures sécurisent les deniers mais qu’ils sont passés outre pour accorder des marchés en toute liberté, pour faire des décrets d’avance nébuleux, etc. Une diplomatie à la merci des puissances occidentales qui nous a valu la visite du Président Obama mais qui, dès qu’évoquée, réveille l’amertume sur l’existence d’un contrat de souveraineté signé par le Président dès son élection avec la France. Qu’y a-t-il dans cet accord ? Personne ne le sait et pourtant les signataires avaient dit tout haut devant les médias que le contenu serait publié. Seuls ceux qui y ont cru ont été bernés. Bolloré revient, presque sans concurrence après les inimitiés montrés aux arabes trop proches de la famille Wade. La recolonisation est relancée, elle serait favorisée par le bras armée de la France qui joue le gendarme dans la sous région.

vendredi 28 juin 2013

Welcome Barack

Le Sénégal a accueilli Mr President Barack H Obama pendant près de 48 heures avec une grande réussite dans l'organisation, il faut surtout saluer la préparation qui a mobilisé toutes les ressources humaines compétentes mais aussi beaucoup de ressources financières. Cet accueil fait partie des rares occasions offertes à un gouvernement pour prouver sa compétence devant ses sujets et devant le monde entier. Nous retiendrons l'expression de Mr Président : "Votre accueil a été très chaleureux, Nio Far!". Nous en tirons des conclusions qui, demain nous serviront de références pour faire le bilan de la seconde alternance. L'Etat du Sénégal ne manque pas de ressources ni d'idées pour bien faire. Toutes les actions qui ont été prévues ont été réalisées avec fermeté et efficacité. Par ailleurs, L'Etat a su maitriser toutes les velléité de trouble en se montrant très diplomatique et en se servant des citoyens normaux comme tous les autres que sont les marabouts. Des sacrifices, l'Etat en a fait: fermer des quartiers à tout trafic, fermer des rues et ruelles, parquer des habitants riverains de fortune, brouiller les communications, réaménager le calendrier des examens, etc. Quant à la télévision, la RTS a couvert et relayé les images à travers le monde, il faut juste fustiger la qualité des commentaires lors de l'arrivée de Mr President. On dirait pas un ETAT PARFAIT? DEMAIN, il ne faut pas que le gouvernement nous dise, "nous n'avons pas les moyens de faire ceci ou cela". Nous savons maintenant qu'il peut quant il veut. Nous savons maintenant que l'Etat a des moyens, nous savons que l'Etat peut faire respecter des cahiers de charges et respecter les siens. Nous savons par ailleurs que l'Etat peut donner de la considération aux marabouts, aux syndicalistes et opposants.

vendredi 15 février 2013

Le Sénégal, un an après Wade

Dans un mois nous serons en droit de faire un bilan sur le changement intervenu lors des élections présidentielles de 2012. Les attentes du peuple, dont beaucoup de mouvements se targuent d'être les défenseurs, occupent le débat politique mais ne sont pas encore satisfaites ce qui est normal car il ne s'agit pas de faire des miracles dans un pays pauvre obligé de faire appel à l'aide extérieure pour faire face au salaire des fonctionnaires ou à certaines calamités naturelles. Le gouvernement doit quant même rassurer, c'est à ce niveau que l'évaluation du bilan sera intéressant. Est-ce que les sénégalais ont le sentiment que Macky et son équipe sont en mesure de conduire le Sénégal vers un avenir meilleur? Est-ce que le président a une vision et les moyens d'atteindre ses objectifs? Il est normal qu'un Président élu dans des circonstances particulières telles que l'incertitude d'une élection, un nombre de candidats important les uns plus déterminés que les autres, quoique préparé pendant quatre ans sur le terrain politique, ne soit pas en mesure dés la première année de faire du concret. Cela est d'autant plus justifié que son plan de développement Yonnu Yokuté est aujourd’hui porté par une coalition hétéroclite dont les membres sont d'abord préoccupés par leur positionnement ou celui de leur parti; le doute est au cœur de la mouvance présidentielle car le lien commun est très fragile et dépassé. Ils se sont réunis pour dire à Wade "Dégage" et n'ont pas osé se dire "chacun reprend son chemin". Senghor disait, "la raison est héléne, l'émotion est nègre", ce qui peut heurter la conscience nègre mais nous voilà pris au piège de l'émotion car des autorités politiques n'ont pas osé se dire la vérité en face. Comment peut on mettre en œuvre un plan supposé être basé sur le libéralisme avec une équipe composée de "libéraux" de "socialistes", de "communistes" et du forum civil? Soit il n'y a pas de débat, soit on se dit pas la vérité, soit on est préoccupé par autre chose? peut-être les postes de responsabilité? Je suis quant même étonné de voir l'entrée en force des défenseurs de la société civile dans l'attelage gouvernemental, Latif, Alioune Tine, Diatou Cissé, etc. Heureusement que le NTS avait sonné l'alerte. Nous ne sommes pas encore à l'heure du bilan, on cherche les branches de l'espoir pour ne pas être déçu de notre choix. Je disais dans l'article "1er remaniement après Wade" que l'affectation de Gackou au ministère du commerce me semblait suspect du fait qu'il soit un potentiel adversaire du Président, nous ne savons pas si Gackou a démissionné parce que les bâtons qui brisent les rayons de sa roue viennent du palais ou parce que l'AFP, compte tenu de la retraite imminente de Niasse, veut se préparer pour faire face aux prochaines échéances. Gackou est ambitieux et ne pas le taire parce qu'il faut faire valoir la solidarité gouvernementale, il doit se positionner pour son avenir politique à l'image de Idrissa Seck, en bon Jommbor qui a rejeté toute participation directe au gouvernement. Il faut être libre pour s'affirmer politiquement, le cas Landing est une histoire à méditer pour les leaders. J'avais aussi dit que la rentrée de Latif Coulibaly dans le gouvernement semblait être une rémunération car le portefeuille qui lui est confié est une coquille vide, oui la bonne gouvernance peine encore comme si nous étions encore en 2010 et pire, Latif a changé son stylo rouge qu'il utilisait pour dénoncer les mauvais choix et les mauvaises pratiques du régime sortant par un stylo bleu pour chanter les louanges de Macky et tirer contre ceux qui veulent faire ce que lui faisait d'antan contre Wade et Fils. Pendant ce temps, quelqu'un fait son chemin et le fait bien. Il a osé déguerpir les occupations anarchiques de la voie publique et le fera surement pour libérer les rues et ruelles de la capitale des marchands mais aussi des stationnements anarchiques. Il y a vraiment des privilégiés dans ce pays, un propriétaire construit un immeuble sur son titre foncier et ne prévoit pas de garage volontairement pour avoir plus d'espace à louer ou à occuper et occupe une partie de la rue qu'il partage avec tout le peuple, pour stationner son véhicule. Khalifa, pour ne pas le citer doit voir de ce coté aussi, un ami m'a dit qu'à Libreville, personne n'ose garer son véhicule à l'extérieur de la maison car tu risques de le retrouver à la fourrière, je trouve que c'est très juste. Bon vent à Khalifa, si tu réussi à faire de Dakar une ville, on pourrait espérer que tu puisses faire du Sénégal un pays en voie de développement. Pour revenir au gouvernement, son chantier le plus visible reste la lutte contre l'enrichissement illicite qui peut semble-t-il rapporter près de 2 000 milliards, mais quand et à quel prix? Les TPR (tribunaux populaires de la révolution) de Sankara n'avaient pas donné les fruits escomptés quoique motivés. Il faut prendre une autre approche et dépassionner le débat autour de ce thème et s'attaquer aux vrais problèmes du peuple sauf si la mobilisation des moyens est une difficulté infranchissable pour le nouveau gouvernement. Le peuple doit s'attendre au pire et prendre son destin en main, quelque soit le bilan, un Président ne suffit pas pour développer un pays. Les défis qui attendent les sénégalais, je suppose que ce sont aussi ceux du NTS de Y'en a marre, sont: le culte religieux, les sénégalais doivent croire en quelque chose, la culture de la citoyenneté, nous devons comprendre que ce pays nous appartient et c'est à nous de le faire le culte du travail, seul le travail bien fait paye mais les sénégalais sont tellement désespérés qu'ils ne croient qu'au miracle (regardez du coté des jeux de hasard pour comprendre) Essayons d'abord de relever ces trois défis, l'appétit vient en mangeant, nous verrons quels seront les prochains.

samedi 3 novembre 2012

1er remaniement du gouvernement après Wade

L'exercice du pouvoir et les engagements électoraux ne vont pas de pair surtout dans un contexte ou le Président, dépositaire du mandat, est porté par une coalition hétéroclite. Le gouvernement passe de 25 à 30 ministres, une analyse quantitative qui n'est pas trop pertinente. Cependant l'analyse qualitative offre plus d'intérêts que nous partageons à travers cet article. Les errements au ministère de l'intérieur sont manifestes et justifient le limogeage de Monsieur Mbaye Ndiaye qui pour moi à un discours qui fait peur pour un ministre chargé de veiller sur la sécurité interne du pays. Quant il dit " que les manifestations du 13 octobre, au stade LSS sont de la faute de l'arbitre" c'est qu'il est encore dans la masse et ne peut, par conséquent prendre les dispositions idoines pour assumer sa fonction. La nomination d'un Général de la Gendarmerie présage d'une meilleure gestion de ce ministère tant sur le plan de la sécurité que de l'organisation des élections. Le délestage du ministère de Youssou Ndour et le changement de portefeuille pour Malick gackou me semblent tout à fait justifiés car ces décisions règlent des conflits d'intérêts qui pourraient bloquer le sport et la culture au vu de l'implication de ces ministres dans ces secteurs. Les couacs notés dans l'organisation des manifestations de solidarité nationale ont démontré la réticence de certains acteurs culturels à collaborer avec ce ministère. Par ailleurs les divergences entre M Gackou et M Senghor, Président de la fédération de football, qui soupçonne d'ailleurs le premier de sabotage du match du 13 octobre 2012, constituent un obstacle majeur pour le sport en général et le foot en particulier. Malick Gackou, que l'on annonce souvent comme remplaçant de M Niasse à l'AFP, nourrit des ambitions présidentielles, il devient aussitôt gênant dans le gouvernement d'où sa nomination au ministère du commerce visé par la population à cause de la flambée des prix de denrées de première nécessité. Wait and see. Pour la culture, il faut que les gens comprennent qu'il s'agit qu'elle comprend des domaines dans lesquels l'expertise est de mise, il ne s'agit pas que de chants et danses. Abdou Aziz Mbaye a le profil, nous attendons les actes pour apprécier Sans anticiper sur les réelles motivations du limogeage de Alioune Badara Cissé, nous lisons une audace du Chef de l'Etat qui faisait craindre les sceptiques quant à sa capacité, de gérer le pays sans prêter le flanc. La nomination de M Mankeur Ndiaye semblé être motivée par la compétence, en tout cas l'expérience d'une personne ayant dirigé la plus grande chancellerie du Sénégal( en France). La sortie de Mata Sy Diallo corrige une erreur de la constitution du premier gouvernement, rupture ne rime pas avec Mata qui est sur la scène politique depuis l'indépendance. Elle n'est pas de la génération et devait plutôt accompagner son leader à l'assemblée. Bravo pour la correction, signe d'une humilité. Latif Coulibaly dans un gouvernement! ça mérite une exclamation car à travers ses attaques contre le président sortant, d'aucun lui prêtait des motivations cripto-personnelles et l'ambition de participer à un attelage gouvernemental, il nous en dira surement quelque chose sur sa nomination. Cependant, son entrée dans le gouvernement est forcé, cela se justifie par le fait qu'aucun analyste n'a compris le sens du portefeuille qui lui a été taillé, s'agit-il de sa part sur le gâteau? ou plutôt d'une stratégie pour l’empêcher d'être contre, car il vaut mieux l'avoir avec soi plutôt que contre soi, sa capacité de nuisance est énorme. Nous attendons la définition de sa mission pour cadrer notre analyse et nos attentes. Un ministère pour la gestion des inondations! je me pose la question "est-ce que le Sénégal a une politique d’aménagement du territoire?". Certes important, mais la gestion des inondations ne mérite pas un ministère, on peut y voir un objectif politique. Sinon, on aurait pu mettre en place, en sus du ministère de l'énergie, celui de l'électricité qui peine encore. Les changements dans le secteur de l'éducation et de la formation professionnelle dénote d'une volonté de maîtrise de ce secteur qui pose des problèmes récurrents avec les mouvements sociaux mais surtout une incohérence avec la politique de l'emploi au Sénégal. Il faut agir plus haut et décliner une vision avec des objectifs stratégiques bien définis. Un remaniement, sept mois après, est bien justifié, cela prouve que le gouvernement est à l'écoute de la population qui a jugé insuffisantes les actions du gouvernement. Ce jugement ne doit pas inquiété le Président car son équipe est inexpérimenté dans la gestion de l'Etat. En effet, à des postes stratégiques tels que PM et MEF (Premier Ministre et Ministre de l'Economie et des Finances) il y a des hommes certes compétents mais qui sont à leur première expérience politique.L'adaptation de ses derniers ferait du bien au gouvernement et celle-ci dépendra de leur humilité et de leur collaboration sans faille avec Le Président.

jeudi 3 mai 2012

Justice au Sénégal, quels visages?

Apparemment il semble difficile d'appliquer une justice équitable au Sénégal. Nous étions tous enthousiastes sur l'engagement supposé de la justice dans le traitement de l'affaire Serigne Bethio. Il y a eu logiquement des réserves compte tenu de l'empressement mais comme toute oeuvre humaine, il y a des imperfections. Cependant surprise ne peut être plus grande que de voir le Président de la république Monsieur Macky Sall, cautionner la présence de Monsieur Barthelemy Diaz dans sa liste de candidats aux élections législatives. La seconde étape de la surprise est la convocation de ce dernier devant le juge deux jours après le dépôt de la liste. La troisième surprise est la sortie de l'avocat de Maitre Aissata Tall Sall, aussi sur la liste, qui affirme que son client serait bientôt libre. La quatrième surprise est la volonté de M Diaz de livrer le troisième pistolet; ça ne serait pas une entrave à la justice s'il avait volontairement caché ou refusé de le faire? Cette nouvelle justice, a-t-elle deux visages? ou c'est juste pour régler des problèmes politiques? Je ne pense pas que Mme Aminata Touré soit au courant de tout cela. Elle doit être surement en voyage!

jeudi 26 avril 2012

Alliance pour cacher la faiblesse des partis

Coalition et alliance sont les mots prisés par les politiciens en cette veille d’élection législative, toutes les formations se sont orientées vers une association pour y aller avec plus de change d’avoir un siège. Les alliances sont souvent contre nature ou sont des retrouvailles après une ou plusieurs expériences négatives. La stratégie arrange surtout les partis « mouettes » dont le seul objectif, souvent celui du leader, est d’assurer une place à l’hémicycle. Pour les grands partis, ses alliances permettent d’améliorer leur score sur la liste nationale. Sur la forme, les élections législatives constituent le meilleur scrutin pour évaluer le poids de chaque parti aussi bien en local qu’en national. Les députés sont des représentants du peuple et doivent par conséquent être les reflets de ce peuple dans les institutions. Si nous rappelons l’objectif des partis politiques, ils cherchent à gouverner pour le peuple, il est donc clair qu’avec les alliances, des personnes seront parachutées dans l’hémicycle sans avoir le sens et le mérite de ce statut. Le débat doit s’imposer dans le milieu politique afin que la création des partis cesse sinon même que l’on réduise le nombre de partis dans ce petit pays de près de 12 millions d’habitants. Sur le fonds, les politiciens nous prouvent qu’en réalité, qu’ils ne croient pas aux idéologies sur lesquelles ils se référent pour créer leur parti. Les socialistes veulent ainsi partager le pouvoir des libéraux après l’avoir perdu il y a douze ans. La contradiction mérite d’être soulignée car rien ne peut justifier une telle alliance si ce n’est la difficulté à être dans l’opposition et la volonté de participer au partage « d’un certain gâteau ». Les leaders des Bennos semblent être las d’être en dehors du pouvoir et veulent à tout prix participer à la gestion de l’Etat. Soutenir un candidat au deuxième tour n’est pas synonyme de partage des idéaux fondamentaux de gestion du pouvoir. Ils doivent retourner dans l’opposition et défendre leur projet de société tiré des assises. L’expérience de 2000 nous a montré qu’en tant qu’alliés, il est impossible de contenir les intentions d’Un président dans un tel régime où tous les pouvoirs sont concentrés au palais (même dans la répartition du budget et des services de l’Etat). Les sénégalais gagneraient peut être à avoir une assemblée avec la représentation équilibrée des grands partis. Ceux-ci doivent y aller séparément afin que le poids de chaque parti soit connu. De toute façon la séparation est le destin de ces alliances et cela risque d’arriver très tôt juste après les législatives. La configuration actuelle du gouvernement est l’œuvre de perfectionnistes qui veulent monter aux sénégalais qu’il est possible de s’unir pour l’intérêt du pays. Il ne faut pas oublier que ce qui les a unis est en réalité la lutte contre le pouvoir de Wade. « Na fi jog, on verra après » semblent dire les autorités actuels. Les intérêts divergents des membres de partis alliés ne tarderaient surement pas à faire surface et accroitre la pression sur les épaules d’un Président qui n’est pas convaincu par la place de son parti dans l’échiquier politique.